Compléments alimentaires : comment bien les choisir ?

Les compléments alimentaires sont devenus un réflexe santé.
 À chaque situation son produit, à chaque symptôme sa gélule.
Or, la question mérite d’être posée.
 Car l’effet cocktail et le cumul des compléments sont aujourd’hui largement sous-estimés. Vitamines, minéraux, plantes, probiotiques… tout s’additionne souvent sans réelle évaluation de la cohérence, des interactions possibles ou des effets à moyen et long terme. Je le vois tous les jours en consultations.

Revenir au bon sens est essentiel.
 

Les compléments alimentaires ne sont ni des produits miracles, ni des raccourcis nutritionnels. Une ou deux gélules ne compenseront jamais une alimentation déséquilibrée ou une physiologie bancale.
En revanche, bien choisis et bien utilisés, ils peuvent soutenir le métabolisme, accompagner la physiologie, optimiser certains processus naturels et aider le corps à retrouver un équilibre. À condition de rester à leur juste place.
Et c’est là que je m’interroge.
 Je vois beaucoup de personnes souffrant de ballonnements, de troubles digestifs, de problèmes de transit ou d’un microbiote perturbé. Bien sûr, l’alimentation ultra-transformée et la malbouffe jouent un rôle. Mais une grande partie de mes clientes ont une bonne hygiène de vie et cochent pourtant beaucoup de cases… tout en consommant un nombre important de compléments au quotidien.
La sécurité des compléments alimentaires a constitué une part importante de mon DU en Micronutrition. Et ce que l’on sous-estime encore trop, ce sont les effets des édulcorants, émulsifiants, additifs et excipients sur le microbiote, le mucus intestinal, la digestion et la santé globale. Sans oublier les interactions et les contre-indications.
Ce n’est pas parce qu’un produit est vendu en pharmacie qu’il est sans risque ou qu'il vous convient.
 Sans parler de ce que l'on achète sur internet. Il y a des substances à éviter, d’autres à modérer, et surtout des contextes où leur usage n’est tout simplement pas pertinent.
Quand on regarde de près certaines formules, on comprend parfois mieux.
 Au-delà du marketing, beaucoup de compléments sont loin d’être clean, surchargés en additifs, excipients, talc, édulcorants ou formes peu adaptées à une prise régulière.
Avant d’ajouter un complément de plus, il est donc essentiel de savoir lire une étiquette, comprendre ce que l’on prend, comment, avec quoi et surtout se poser la bonne question : pourquoi ? Quid de l’intérêt mais surtout de l'impact sur mon corps ? 
Je ne fais pas ici le procès des compléments alimentaires. 
J’en prends moi-même, et ils ont toute leur place dans une perspective prévention santé et bien-être, ciblée et réfléchie : alimentation appauvrie en nutriments, besoins accrus en vitamines et minéraux, phases de vie spécifiques ou approche longévité.

L’enjeu n’est pas d’être pour ou contre, mais d’être juste et conscient.
 Les compléments ne sont ni des bonbons, ni des gélules magiques. Ce sont des produits actifs, avec un impact réel sur la santé, dans un sens comme dans l’autre.
C’est précisément pour cela que la qualité des formules, leur composition et leur usage méritent aujourd’hui une attention bien plus rigoureuse.

Mes conseils avant d’acheter des compléments alimentaires :

Lire les étiquettes 

– Privilégier des formules courtes


– Attention à l’effet cocktail : cumul de vitamines, minéraux, plantes et compléments


– Vérifier les dosages réels et les apports journaliers


– Se méfier du « plus il y en a, mieux c’est »


Connaître les contre-indications et interactions

- avec ses traitements, contraceptifs, médicaments, autres compléments...

Additifs, excipients & nanoparticules

– à éviter autant que possible
 – E171 (dioxyde de titane)
 – E466 (carboxyméthylcellulose)
 – E433 (polysorbate 80)
 – E551 (dioxyde de silicium)
 – E950 (acésulfame-K)
 – E951 (aspartame) 
– E954 (saccharine)

Gélules
 (agent d'enrobage)

– Pullulan ok (issu de fermentation, bien toléré)


– Gélatine animale ou marine ok

– HPMC à éviter (procédés de fabrication utilisant des solvants chimiques).

Les formes chimiques des nutriments (biodisponibilité)

Toutes les formes ne se valent pas, même à dosage égal. Exemples :

– Magnésium : oxyde vs bisglycinate (ok)

– Zinc : sulfate vs bisglycinate

– Fer : sulfate vs bisglycinate

– Vitamine B9 : acide folique vs 5-MTHF (ok)
À dosage identique, l’impact physiologique est très différent.

À vérifier aussi :

– Donc la forme des vitamines et minéraux

– Le moment et la durée de prise

– La qualité et la traçabilité des matières premières (origine des ingrédients, dosage des actifs, naturel vs synthétique, label qualité...)

– La cohérence avec ce que vous prenez déjà

Vous pouvez retrouver ici mon autre article sur le B.A BA des compléments alimentaires


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